Ta plus grande force réside dans ton aptitude à transformer des événements que tu considères comme subits et négatifs en quelque chose de positif pour toi. Car il y a une chose très forte dans notre vision du monde, c’est qu’elle n’est pas figée et que l’on peut la changer et apporter des modifications dans le but de nous permettre de toujours nous diriger vers le bonheur.

Et tu sais, si je te dis cela, c’est parce qu’il y a quelques jours on était jeudi et que le jeudi est synonyme de soirées étudiantes dans la ville de Limoges, comme dans beaucoup de villes étudiantes. Et là, tu me vois venir, les voisins de l’appartement du dessous ont fait soirée chez eux, comme pratiquement tous les jeudis soirs.

Je me suis alors demandé comment je pouvais faire pour les laisser vivre leur vie en faisant en sorte que la mienne ne soit pas impactée.

Et tout naturellement, je me suis rappelé que lorsque j’étais enfant, j’avais cette capacité naturelle de m’endormir n’importe où et n’importe quand. Peu importe le bruit. C’était donc ça ma clé. Retrouver cet état d’esprit de l’enfant qui peut passer une nuit paisible en toute circonstance. Si je le pouvais il y a 20 ans, alors je le pouvais encore cette nuit-là.

 

Le reste de la nuit a été paisible et silencieuse.

Alors, si je te raconte cette anecdote, c’est parce que je crois que chaque événement peut être pour soi un moyen de s’améliorer ou de se rappeler que l’on est génial. Car ce soir là, au lieu de penser que cet événement m’était néfaste, j’ai vu la manière dont il pouvait m’être bénéfique.

Et de cette façon, la colère que j’avais pu ressentir s’est transformée en fierté, d’une part d’avoir su voir les choses sous un autre angle, et d’une autre part, d’avoir pu me reconnecter à une capacité que j’avais à l’intérieur de moi et qui attendait que je la réveille.

Et toi ? Qu’est-ce que tu as envie de transformer en positif aujourd’hui pour améliorer ta vie ?

 Étant donné que j’avais à me lever à 5 h le lendemain comme souvent, je me suis couché tôt. Et comme tous les soirs, je me suis rapidement endormi, mais à 2 h du matin, quand l’alcool avait bien impacté leurs cerveaux, le nombre de décibels avait franchement augmenté et leur soirée karaoké avait à ce moment-là pris des allures de fêtes foraines sous LSD.

Alors c’est vrai que quand je me suis réveillé, je me suis un moment demandé ce que je pouvais entreprendre pour ne plus avoir à subir ces soirées arrosées qui impactaient mon sommeil. Taper comme un fou sur le sol pour les rappeler à l’ordre ? Frapper à leur porte ? Appeler la police ? Non. Je n’avais pas envie d’intenter une quelconque action à leur encontre. Après tout, ils ne faisaient pas ça pour me déranger en particulier. Ils souhaitaient simplement passer un bon moment et je ne voulais pas me permettre de mettre fin à leur bonheur, même si la notion de respect — et la colère qui l’accompagnait — venait de s’inviter dans ma tête.